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Présentation du village Yangba

Le « GRAND MBAM », est située en plein cœur du Cameroun, dans la région du centre. Administrativement scindé en deux départements à savoir : MBAM ET INOUBOU et MBAM ET KIM, le grand MBAM est limité au nord par la région de l'Adamaoua, au sud par le département de la Lékié, à l'ouest par les régions du Littoral et de l'Ouest et à l’est par la région de l'Est et le département de la Haute Sanaga. C’est une région de transition entre la forêt équatoriale et la savane tropicale. On y trouve des forêts humides, mais avec une prédominance de la savane. Elle abrite une grande diversité de tribus, qui y vivent en cohabitation pacifique depuis des centaines d'années. ( Source : grand-mbam.com )

Carte de la région du Centre, Source Wikipédia

Situation juridico-administrative

 

Chefferie de 3ième Degré, YANGBA est un village de l’arrondissement de Ngoro dans le département du Mbam et Kim, région du Centre. Également Commune rurale, Ngoro est une Collectivité Territoriale Décentralisée créée le 20 Novembre 1995. La hiérarchie administrative actuelle est assurée par les personnalités suivantes : - Chef de Village : M. Moise YANGOU, Officier d’Etat Civil. - Maire de la commune rurale de Ngoro : Mme Anne Marcelline NANGO. - Sous-Préfet de l’arrondissement de Ngoro : M. Richard Marcel TAM LIKENG, Administrateur Civil. - Préfet du département du Mbam et Kim : Dr. Irénée GALIM NGONG, Administrateur Civil Principal. Situation géographique

 

La Commune de Ngoro est située dans la Région du Centre, Département du Mbam et Kim. Elle est limitée au Nord par la Commune de Yoko, au Sud par les Communes de Mbangassina et Deuk, à l’Est par la Commune de Ntui et à l’Ouest par la Commune de Ngambé-Tikar. La localité de YANGBA se situe au Nord-Est de la commune de Ngoro, autour du point de Latitude 5° 6'46.71"Nord, Longitude 11°25'7.44"Est et Altitude 740m. Itinéraires

 

Partant de Yaoundé, plusieurs trajets sont possibles pour rallier la localité de YANGBA, par Ngoro. Parmi ceux-ci, trois sont les plus utilisés :

  • Par le BAC sur le MBAM à GUERIMA (ou Malabo) : 180km et un BAC. Parcourir les 130 km de route bitumée qui sépare Yaoundé de Bafia, sur la nationale N°4. Puis 32km de route en terre pour arriver à Ngoro, en traversant le MBAM, affluent principal de la Sanaga, sur le BAC de GUERIMA à 7 km de Lablé (Quartier Périphérique de Bafia). Enfin, parcourir les 18 km de route en terre entre Ngoro et YANGBA. La traversée du BAC commence à 7h du matin pour arrêter à 18h. Sauf en cas d’urgence (accouchements, malades graves, grands événements…etc.). Il faut prévoir entre 1000 et 5000 FCFA par véhicule et 500 FCFA par individu pour la traversée du BAC.

  • Par Le Pont de l’Enfance (pont sur la Sanaga à carrefour Mbanga) : 190km et 2 Ponts. Parcourir les 60 km de route bitumée qui sépare Yaoundé du Carrefour Esezang (entrée de Sa’a) puis 18km de route bitumée de Esezang à Sa’a. A partir de Sa’a, franchir le pont de l’enfance sur la Sanaga après 16km de route en terre et arriver à Biakoa 13 km plus loin. Par la suite, parcourir 65km de route en terre qui sépare Biakoa et Ngoro, passant par VUNDU et en traversant le pont sur la DJIM à Talba, situé à 25km de Ngoro. Enfin, parcourir les 18 km de route en terre entre Ngoro et YANGBA.

  • Par Le Pont sur le MBAM à Mbangassina : 260km et 2 Ponts. Parcourir les 130 km de route bitumée qui sépare Yaoundé de Bafia, sur la nationale N°4. Puis 36km de route en terre pour arriver à Mbangassina, en traversant le pont sur le MBAM, à 3 km de Mbangassina. Ensuite, franchir 11km de route en terre pour arriver à Biakoa. Enfin, parcourir les 83 km de route en terre qui sépare Biakoa de YANGBA, en suivant exactement l’itinéraire décrit précédemment. Ce trajet peut être réduit de 24km en bifurquant directement par Ombessa pour arriver à Mbangassina.

Indicateurs géographiques Climat

 

Le climat est de type équatorial forestier, caractérisé par quatre saisons. La grande saison des pluies s’étend de mi-Août à mi-Novembre, tandis que la petite saison des pluies va d’Avril à Juin. La grande saison sèche se situe entre mi-Novembre et Mars et la petite saison sèche entre Juin et Juillet. Les températures moyennes annuelles oscillent entre 22°C et 32°C, avec une amplitude thermique variant entre 8° et 13°C. La pluviométrie est comprise entre 1300 et 1500 mm d’eau par an. Topographie

 

Le relief de la zone d’étude est assez diversifié. Sa topographie présente des zones de plaines, des vallées et collines. La zone Ouest est marquée par des pentes relativement importantes qui culminent au Mont YANGBA (environ 1400 m). Par contre la partie Est de la localité constitue dans son ensemble un vaste plateau présentant par endroit de vastes ondulations. Ces chiffres sont ceux des communes rurales de Mbangassina et de Yoko, qui partagent une quarantaine de kilomètres de frontière avec la localité de YANGBA. Source : MONOGRAPHIE DE LA COMMUNE DE MBANGASSINA, Édition de Janvier 2010 et ETUDE SOCIO ECONOMIQUE DES VILLAGES RIVERAINS DE LA FORET COMMUNALE DE YOKO publié en Avril 2009 par le Centre Technique de la Forêt Communale. Hydrographie

 

YANGBA est limité au Nord par la MPEM qui prend sa source dans l’arrondissement de Ngambé-Tikar, et à l’Ouest par la DJIM. Ces 2 cours d’eau constituent une frontière naturelle entre la localité de YANGBA et le Parc National du MPEM et DJIM (PNMD), aire protégée créée en Mai 2004 par décret N° 2004/0836/PM/du 12 Mai 2004[1]. On dénombre également des rivières secondaires et des marigots qui tarissent durant la grande saison sèche. Et des zones marécageuses qui très souvent restent humides en toutes saisons à cause de la proximité de la nappe phréatique. Tous ces cours d’eaux sont fortement poissonneux. Pédologie

 

Les sols de YANGBA tantôt ferralitiques, tantôt argilo-sablonneux ou latéritiques par endroit, sont riches en matières organiques et propices à une agriculture diversifiée. L’exploitation minière est centrée sur le creusage du sable, des pierres et de la latérite. Flore et Faune

 

Suffisamment drainée par de nombreux cours d’eau, YANGBA présente une végétation variée constituée de forêt équatoriale secondaire et de la savane arbustive. La forêt de YANGBA s’est considérablement appauvrie du fait de l’exploitation forestière industrielle. Les essences de bois présentes dans cette forêt sont l’Iroko, l’Ayous, le Pachis, …etc. En outre on peut relever que la flore de YANGBA est riche en produits forestiers non ligneux tels que les champignons, les lianes, l’Okok, la noix de kola, les plantes médicinales, les noisettes, les mangues sauvages, le rotin, le bambou, les fruits sauvages, etc. La faune terrestre vivant dans la forêt de YANGBA comporte des ollacaudes, des primates, des mammifères, des reptiles, des insectes, des rongeurs, des oiseaux, etc. La faune aquatique regorge des crocodiles, des hippopotames et plusieurs espèces halieutiques (poisson d’eau douce tels que le silure, le poisson vipère, etc.). La chasse traditionnelle est essentiellement pratiquée par les populations autochtones selon les techniques traditionnelles de piège.

Indicateurs socio-économiques Infrastructures de base

 


  • Éducation et infrastructures scolaires Dans le domaine de l’éducation, seul l’’enseignement de base est représenté. La carte scolaire du village YANGBA fait ressortir l’existence de 2 écoles primaires et 1 école Maternelle. Les infrastructures d’enseignement secondaires les plus proches sont à une vingtaine de kilomètres du village, à Yassem (un lycée) et à Ngoro (deux lycées et une SAR/SM).

  • Santé et infrastructures sanitaires Coordonnée par le Service de Santé de District de NTUI, la couverture sanitaire des populations de YANGBA est assurée par le Centre de Santé Intégré de YANGBA (créé, construit, mais sans personnel, ni matériel et médicament) et le Centre Médical d’Arrondissement de Ngoro (pas de morgue ni d’ambulances).

  • Tourisme et potentiel touristique Le village YANGBA regorge de fortes potentialités et des sites touristiques parmi lesquelles : le paysage luxuriant variant de la forêt à la savane qui peut accueillir des randonneurs et des chasseurs ; Le mont Yangba. Il convient aussi de souligner le riche patrimoine culturel du peuple Vùté qui peuple le village : folklore, musique, costume, artisanat, art culinaire variés. Au niveau des structures d’accueil, on retrouve de petites auberges présentant rarement le confort nécessaire.

  • Transport et Infrastructures routières Le village bénéficie d’un réseau routier intérieur constitué de plus de 30 km de route départementale ralliant les arrondissements de Ngoro et Yoko (avec un pont sur la MPEM à MITSIMI), et des pistes forestières et cacaoyères. Tout ce réseau est entièrement en terre et praticable en toute saison en véhicule de type 4x4. Le transport des personnes et des biens est assuré par les particuliers exploitants des motos-taxi, des taxis brousses ou des « opeps ».

  • Eau et Electricité Faute d’un réseau d’adduction d’eau potable, les populations de YANGBA-Centre s’approvisionnent dans des puits aménagés équipés de pompes. Tandis que dans le milieu périphérique, faute d’ouvrages d’hydraulique villageoise en nombre suffisant, des nombreux villageois ont recourt à l’eau des rivières, des ruisseaux ou des sources naturelles. Concernant l’électrification, Il n’existe pas de ligne de transport électrique. Pour pallier à la situation, le village possède un groupe électrogène qui tourne 6H/24 et dont le fonctionnement connaît des nombreuses perturbations.

  • Télécommunication et Infrastructures de Télécommunication Le village YANGBA est couverte à certains endroits par le réseau CAMTEL, d’où la présence de quelques CALL BOX au centre-ville. Les réseaux des principaux opérateurs privés de la téléphonie mobile au Cameroun à savoir Orange et MTN n’étant présents qu’à environ 10km. Les différentes chaînes de radios nationales et internationales et de la télévision (CRTV et Canal 2) sont reçues sans difficulté majeur par les populations.

Systèmes de production villageois

Agriculture

 

L’agriculture est essentiellement vivrière et orientée vers la subsistance. La surface des plantations ne va pas au-delà de 2 ha / par planteur. Le plus souvent, les cultivateurs pratiquent de l’agriculture itinérante sur brulis. Le manioc, le maïs, le concombre et les arachides sont les principales cultures complétées par les ignames et les fruits (mangues, avocats, citronnier, safoutier, etc. Le manioc est transformé en bâton et en couscous. Le maïs est égrené et vendu en sac ou en cuvette. Les produits vivriers sont écoulés dans les villages lors des marchés périodiques (une fois par semaine. Les prix des produits sont relativement bas. En effet, l’activité bénéficie de plusieurs avantages : conditions climatiques favorables; main d’oeuvre essentiellement familiale; peu d’utilisation d’intrant dû à la qualité des sols dans les galeries forestières ou l’accumulation de l’humus issus de la décomposition des feuilles sèches contribue à les enrichir. [1] Source : http://mpemandjimnp.blogspot.com


Calendrier agricole

 

Le planning cultural des populations locales dépend des campagnes agricoles et du type de culture (vivrière ou rente). Les méventes des années 90 ont entraîné un découragement des paysans, ce qui fait que les travaux à réaliser (défrichage, entretiens divers et récoltes) se font suivant une séquence bien déterminée comme mentionné au tableau ci-dessous.

Élevage

 

L’élevage domestique (petits ruminants, porcs et volaille) est pratiqué dans le village. Les animaux sont laissés en divagation dans le village et constituent une source de protéines toujours disponible et une garantie de revenus pour les populations lors des grandes occasions dont le prix de vente est présenté dans le tableau ci dessous.

Chasse

 

L’activité de chasse mobilise un grand nombre de jeunes dans la localité. Elle est pratiquée toute l’année et fait partie de l’alimentation protéique des villageois dont le surplus est revendu sur le marché. Les outils utilisés ici sont : le fusil, le piège à câble individuel ou sous forme de barrière autour d’une plantation ou dans des zones marécageuses régulièrement fréquentées par les animaux. Pêche

 

La pêche reste une activité périodique. La saison sèche constitue un espace temporaire par excellence pour le déploiement de cette activité. Les techniques utilisées restent artisanales : le filet, la nasse, la ligne parfois à l’aide d’une pirogue ou d’un radeau et le barrage. Les principales espèces collectées sont : les silures, silures panthères, les poissons vipère, les carpes, les carpions, les brochets etc. Les techniques de conservations consistent à poser le poisson sur une étagère et mettre le feu en dessous. Un panier de poisson fumé coûte environs 20 000 à 25 000 CFA. Artisanat

 

C’est une activité secondaire qui est l’apanage des hommes pour les besoins quotidiens de survie. Les produits dérivés en sont respectivement : des nattes de raphia pour les toitures, des nasses pour la pêche, des paniers à poissons, des séchoirs (cacao, maïs ou manioc) des lits, tabourets et bancs en bambou, des salons et meuble en rotin, etc. A cela s’ajoute les mortiers et pilons, sacs, tamtam et tambours etc.

Autre

 

On retrouve dans le village une société d’exploitation forestière qui recrute les habitants en qualité de scieur, pisteur, cubeur, gardien, …etc. Lignée des chefs vútè du village Yangba

  1. NGADEUR : Premier chef fondateur du village YANGBA.

  2. THEGNENE MAHAMA : remplaça NGADEUR après sa mort.

  3. KOUKOMNE : remplaça THEGNENE après sa mort.

  4. SAMARI DJIBING : surnommé NOUSSETI remplaça KOUKOMNE après sa mort. Il ne régna que 8 mois car TOHE KARANG ABOUBAKAR et les grands notables le chassèrent du trône à cause de sa méchanceté et son ingratitude envers les populations.

  5. LEH MARTIN : surnommé ELLA MARTIN, interprète et écrivain à YOKO, remplaça SAMARI DJIBRING et fut intronisé le 26 Juillet 1923.

  6. SIRKE OUSMAN : remplaça LEH MARTIN et fut intronisé le 18 Juillet 1934.

  7. WOURI KADOH MAHMA : remplaça SIRKE OUSMAN après sa mort et fut intronisé le 17 Juillet1945.

  8. TAMTSOUBI GARBA : remplaça WOURI KADOH MAHMA après sa mort et fut intronisé le 27 Mars 1963.

  9. SANGOUING WOURI DJIBRING : remplaça TAMTSOUBI GARBA déjà fatigué et fut intronisé le 24 Novembre 1985. Malade, SANGOUING WOURI fut transporté pour l’hôpital de district de Ntui, où il meurt le 5 Octobre 2012.

  10. YANGOU MOISE : remplaça SANGOUING WOURI DJIBRING au trône le 18 Février 2013.



Benjamin Tanga Louk

Références Bibliographiques 1) COMMUNE de YOKO, 2007. Plan Stratégique de Développement Local, 65 pages. 2) MINEF, 1998. Guide d’élaboration des plans d’aménagement des forêts de production du domaine forestier permanent. 3) MINTOUR, 2010. Cameroun, Toute l’Afrique dans un pays, Plaquette de 1 page. 4) REPUBLIQUE DU CAMEROUN, 2005. Recueil des lois de décentralisation, 62 pages. 5) Centre Technique de la Forêt Communale, 2009, Etude Socio-économique Des Villages Riverains De La Foret Communale De Yoko, 65 pages. 6) COMMUNE de MBANGASSINA, 2010, Monographie De La Commune De Mbangassina, 12 pages. 7) Jean-Louis Siran, 1980, Emergence et dissolution des principautés guerrières Voûté (Cameroun Central), 57 pages. 8) Jean-Claude BARBIER, 1978, Mimboo, reine d’Asêm, 18 pages.

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